
Quel film covering choisir ?
L'avis d'un atelier
Quand on pose du film covering tous les jours, on finit par avoir un avis assez tranché sur ce qui se travaille bien et ce qui fait perdre du temps. Cet article résume ce que j'ai retenu de l'atelier JR Covering : comment choisir un film, comment estimer le métrage d'un projet, et pourquoi acheter au mètre a changé ma façon de préparer un chantier.
Le film fait la moitié du résultat
On parle beaucoup de technique de pose, mais un film bien choisi rattrape énormément de choses. Les références que j'ai le plus utilisées en atelier sont l'Avery Dennison SWF, le KPMF et le 3M 2080, avec de l'Oracal et de l'Arlon selon les projets. Elles ont chacune leur propre nuancier et leur propre toucher à la pose, et c'est pour ça qu'il n'y a pas de classement à faire entre elles : on part de la teinte et de la finition recherchées, puis on compare le prix au mètre, et en cas d'hésitation on commande un échantillon avant de se lancer.
Ce qui compte vraiment, c'est la colle. Une colle repositionnable avec canaux d'air se pose sans bulle et se reprend facilement sur les zones difficiles, ce qui fait gagner un temps précieux sur les pare-chocs et les rétroviseurs. Le 3M 2080, par exemple, utilise une colle activée à la pression : le film glisse tant qu'on ne l'a pas maroufflé, puis accroche franchement une fois posé. C'est très agréable sur les grandes surfaces.
Brillant, mat, satiné : à choisir selon la voiture, pas selon la mode
Le brillant demande une carrosserie irréprochable, parce que le moindre défaut de surface ressort. Le mat pardonne davantage mais se salit plus vite et ne supporte pas les produits de lustrage classiques. Le satiné est souvent le meilleur compromis pour un client qui veut changer de couleur sans se compliquer l'entretien. Sur une voiture de tous les jours, c'est ce que je recommandais le plus souvent.
Pour la préparation de la carrosserie avant pose, qui mérite un article à elle seule, The Wrap Shop a publié un guide complet sur la préparation de la carrosserie avant un covering que je vous recommande de lire avant de commander votre film.
Estimer le métrage sans se tromper
C'est la question qu'on me posait le plus. Voici les repères que j'utilisais en atelier, sur une laize standard de 152 cm. Ce sont des ordres de grandeur : mesurez toujours votre véhicule avant de commander.
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Rétroviseurs : environ 0,5 m, on commande 1 m.
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Capot : environ 1,8 m, on commande 2 m.
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Toit : environ 2,2 m, on commande 3 m.
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Bas de caisse : environ 2,5 m.
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Becquet ou lame de pare-chocs : environ 1 m selon la taille.
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Citadine complète : 14 à 16 m.
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Berline : 17 à 19 m.
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SUV ou break : 19 à 23 m.
Le réflexe à avoir : commandez toujours le mètre supérieur avec un peu de marge. Un élément raté en cours de pose, une découpe mal anticipée, et le mètre en plus devient le mètre qui sauve le chantier. Rien n'est plus frustrant que de manquer 40 cm sur un capot et de devoir attendre une nouvelle livraison, avec le risque d'un léger écart de lot.
Pourquoi acheter au mètre a changé ma façon de travailler
Pendant longtemps, la seule option pour un atelier ou un particulier était d'acheter le film en rouleau complet chez un distributeur professionnel. Pour un covering complet, ça passe. Pour un toit, des rétroviseurs ou un becquet, on se retrouve avec des dizaines de mètres de film qui dorment sur une étagère.
Aujourd'hui, une boutique comme The Wrap Shop vend le film covering au mètre linéaire, la plupart des références dès 1 m, dans les mêmes marques que celles utilisées par les professionnels. Concrètement, on commande le métrage exact de son projet : 3 m pour un toit, 20 m pour une berline, en une seule longueur continue, ce qui est indispensable pour un covering complet sans raccord. Les commandes partent d'un entrepôt en France et sont livrées en France, en Belgique et en Suisse.
Ce que j'apprécie dans cette approche pour quelqu'un qui débute : la possibilité de commander des échantillons pour valider une teinte sur sa propre carrosserie, à la lumière du jour, avant d'engager le budget d'un projet complet. En atelier, c'est exactement ce qu'on faisait avec nos nuanciers, sauf qu'ici on le fait chez soi.
Le film PPF, un autre sujet
On me demandait aussi régulièrement la différence entre covering et PPF. Le covering change l'apparence du véhicule ; le film de protection de peinture, transparent et plus épais, protège la carrosserie des impacts et des rayures sans en modifier la couleur. Les deux se posent différemment, le PPF nécessitant une pose humide et un peu plus d'expérience. Si le sujet vous intéresse, vous trouverez du film PPF vendu au mètre sur la même boutique, avec les mêmes repères de métrage.
En résumé
Choisissez d'abord la teinte et la finition, puis comparez les marques au prix du mètre, commandez un échantillon en cas de doute, mesurez votre véhicule, et prenez le mètre supérieur avec un peu de marge. Avec un bon film et une carrosserie bien préparée, la pose devient un plaisir plutôt qu'un combat.